Archive de la catégorie «Saines lectures»

Vendredi c’est…

mars 8, 2008

le bloc-notes.

En forme le Rioufol cette semaine.

La France sans complexe

avril 9, 2007

Recueil de certaines des chroniques de Gérard Gachet dans Valeurs Actuelles de 2002 à 2006.

Corrosives, politiquement incorrectes et teintées d’humour, ces chroniques sont toujours frappées au sceau du bon sens. Un de ces livres où l’on se dit sans cesse : “Allez, encore deux pages et j’arrête”, et où on se retrouve à s’endormir à 2h00 du matin en ayant fini le bouquin.

Un livre jouissif.

Gérard Gachet continue désormais son entreprise salvatrice de dessillage sur son blog

Quinze idées simples pour ruiner la France

mars 16, 2007

Un petit opuscule découvert grâce à la lettre des libéraux d’Alain Madelin. Encore un livre rempli de bon sens.

Voici son sommaire pour vous donner l’eau à la bouche :

  1. L’enfer, c’est les autres
    Et seule au monde, la France a raison
  2. Diaboliser la délocalisation
    Il faut punir et mettre au ban de la société tous ces traîtres qui font fabriquer ailleurs
  3. Empêcher les licenciements
    Les salariés sont des assistés et il convient de bien les fixer dans leur entreprise
  4. Tous au même régime !
    De la femme de ménage au chef d’entreprise en passant par le chercheur au CNRS: un contrat unique
  5. Créer de faux emplois pour de vrais jeunes
    Faut bien aider les jeunes !
  6. Empêcher les gens de travailler trop
    Bosser : une malédiction
  7. Ajouter un tome de plus au Code du travail
    Continuer de compléter cette bible nationale
  8. Dissuader les Français de chercher du boulot
    Les indemniser et ne plus s’en occuper
  9. Quand il n’y a plus d’argent, il y en a encore
    Mais oui, bien sûr, les caisses de l’?o/ootat sont inépuisables !
  10. ?o/oocrire un livre de recettes créatives d’impôts miracles
    Adopter la TVA sociale… ou la taxe verte
  11. L’industrie et les boulots manuels : on laisse tomber
    Foncer sur les services, il n ‘y a plus que ça qu’on puisse faire en France
  12. Dénoncer les profits boursiers,le capitalisme financier, le capitalisme tout court
    Chassez ces profits que je ne saurais voir !
  13. Bien faire comprendre que les patrons ont des voyous
    On doit encadrer leurs moindres mouvements par la loi
  14. Le « tout à l’?o/ootat »
    Réformer l’administration sans diminution ‘emplois. sans réforme du statut et endetter nos enfants in vitro
  15. La justice, c’est redistribuer
    Tant qu’il y aura des pauvres, il ne doit pas y avoir de riches

Moralement correct

mars 11, 2007

A lire le nouvel essai de Jean Sévillia.

Extrait :

Quelque chose s’est détraqué dans notre société, provoquant mille petits faits qui, accumulés, forment de grands effets. Une société où la moitié des jeunes se droguent et se distraient en regardant des films pornos est déréglée. Une société où les familles se déstructurent aussi vite est déséquilibrée. Une société où des individus perdent l’habitude de se lever le matin parce qu’ils n’ont pas de travail ne tourne pas rond. Une société où l’on n’est pas certain de monter dans un train sans risquer d’être agressé ne fonctionne pas. Une société renonçant à enseigner ses valeurs à l’étranger qu’elle accueille vit dans a confusion mentale. Une société n’ayant plus confiance dans ceux qui la dirigent se résigne à perdre la maîtrise de son destin. Une société qui ne possède plus de règles partagées se prive d’un langage commun.
….
Pour éviter la barbarie, petit pas après petit pas, il vaudra corriger notre route. Non pour aller en arrière, en quête d’un paradis terrestre qui n’a jamais existé, mais pour retrouver le carrefour où nous nous sommes trompés, et repartir de l’avant vers des buts qui, si lointains et si difficiles à atteindre soient-ils, ne sont pas des mirages. Reconstruire l’autorité à l’école. Réinventer la famille stable. Redécouvrir la vertu des limites. Réinstaurer le goût de l’effort. Redonner le sens de la responsabilité. Redéfinir qui nous sommes. Réinventer des codes permettant de vivre ensemble.
C’est d’une morale dont nous avons besoin. Pas de la monnaie de contrebande du moralement correct, mais de vraies valeurs éprouvées par le temps. De la “bonne vieille morale de nos pères”, la seule capable, dans un pays divisé de croyances, de parler à des hommes d’origines et de convictions différentes.
Même si elle n’est plus à la mode, même si les élites ne l’enseignent plus, cette morale n’a pas disparu : elle anime encore le coeur et l’esprit de millions d’êtres. Si l’école fait naufrage, des professeurs tiennent bon. Si l’éducation flageole, des parents n’abdiquent pas. Si la jeunesse dérive, des jeunes tiennent le cap. Si le travail est dévalorisé, des courageux ne baissent pas les bras. Si de nouveaux venus se conduisent mal, d’autres se comportent bien. Si les institutions défaillent, des élus ne flanchent pas. Si l’Etat recule, des fonctionnaires se battent. Si les égoïsmes triomphent, des ouvriers du bien commun oeuvrent en silence. A tous ceux-là il suffirait, les préservant du désespoir, de redonner confiance, et de leur dire qu’ils ne sont pas seuls.
Nous sommes malades d’un manque d’idéal. Ce mal-là n’est pas incurable.