le bloc-notes.
En forme le Rioufol cette semaine.
le bloc-notes.
En forme le Rioufol cette semaine.
Recueil de certaines des chroniques de Gérard Gachet dans Valeurs Actuelles de 2002 à 2006.
Corrosives, politiquement incorrectes et teintées d’humour, ces chroniques sont toujours frappées au sceau du bon sens. Un de ces livres où l’on se dit sans cesse : “Allez, encore deux pages et j’arrête”, et où on se retrouve à s’endormir à 2h00 du matin en ayant fini le bouquin.
Gérard Gachet continue désormais son entreprise salvatrice de dessillage sur son blog
Un petit opuscule découvert grâce à la lettre des libéraux d’Alain Madelin. Encore un livre rempli de bon sens.
Voici son sommaire pour vous donner l’eau à la bouche :
A lire le nouvel essai de Jean Sévillia.
Extrait :
Quelque chose s’est détraqué dans notre société, provoquant mille petits faits qui, accumulés, forment de grands effets. Une société où la moitié des jeunes se droguent et se distraient en regardant des films pornos est déréglée. Une société où les familles se déstructurent aussi vite est déséquilibrée. Une société où des individus perdent l’habitude de se lever le matin parce qu’ils n’ont pas de travail ne tourne pas rond. Une société où l’on n’est pas certain de monter dans un train sans risquer d’être agressé ne fonctionne pas. Une société renonçant à enseigner ses valeurs à l’étranger qu’elle accueille vit dans a confusion mentale. Une société n’ayant plus confiance dans ceux qui la dirigent se résigne à perdre la maîtrise de son destin. Une société qui ne possède plus de règles partagées se prive d’un langage commun.
….
Pour éviter la barbarie, petit pas après petit pas, il vaudra corriger notre route. Non pour aller en arrière, en quête d’un paradis terrestre qui n’a jamais existé, mais pour retrouver le carrefour où nous nous sommes trompés, et repartir de l’avant vers des buts qui, si lointains et si difficiles à atteindre soient-ils, ne sont pas des mirages. Reconstruire l’autorité à l’école. Réinventer la famille stable. Redécouvrir la vertu des limites. Réinstaurer le goût de l’effort. Redonner le sens de la responsabilité. Redéfinir qui nous sommes. Réinventer des codes permettant de vivre ensemble.
C’est d’une morale dont nous avons besoin. Pas de la monnaie de contrebande du moralement correct, mais de vraies valeurs éprouvées par le temps. De la “bonne vieille morale de nos pères”, la seule capable, dans un pays divisé de croyances, de parler à des hommes d’origines et de convictions différentes.
Même si elle n’est plus à la mode, même si les élites ne l’enseignent plus, cette morale n’a pas disparu : elle anime encore le coeur et l’esprit de millions d’êtres. Si l’école fait naufrage, des professeurs tiennent bon. Si l’éducation flageole, des parents n’abdiquent pas. Si la jeunesse dérive, des jeunes tiennent le cap. Si le travail est dévalorisé, des courageux ne baissent pas les bras. Si de nouveaux venus se conduisent mal, d’autres se comportent bien. Si les institutions défaillent, des élus ne flanchent pas. Si l’Etat recule, des fonctionnaires se battent. Si les égoïsmes triomphent, des ouvriers du bien commun oeuvrent en silence. A tous ceux-là il suffirait, les préservant du désespoir, de redonner confiance, et de leur dire qu’ils ne sont pas seuls.
Nous sommes malades d’un manque d’idéal. Ce mal-là n’est pas incurable.