“Le 25 octobre 2007, plusieurs bénévoles et responsables de l’association “L’arche Tchadienne” qui accompagnaient un groupe de 103 enfants sur le point de quitter la France, sont arrêtés par les autorités françaises, de même que les membres d’équipage de l’avion affrété à cet effet auprès d’une société espagnole. Ils sont soupçonnés par les autorités locales de se livrer à un enlèvement d’enfants. Le président français, Nicolas Sarkozy, affirme que les enfants concernés ne sont pas orphelins et qu’ils ont pu être « enlevés » pour alimenter « des réseaux pédophiles ». L’association évoque quant à elle une opération destinée à « évacuer vers l’Afrique des enfants orphelins des cités de l’est parisien », victimes de la pauvreté endémique de ces quartiers. Le 3 novembre 2007, le président tchadien Idriss Deby se rend en France et ramène au Tchad les 3 journalistes tchadiens et les 4 hôtesses espagnoles libérées le jour même par la justice française. Hier, Idriss Deby a souhaité que les ressortissants Tchadiens membres de l’association soient jugés au Tchad. Ceux-ci, au nombre de six, restent inculpés d’enlèvement de mineurs et d’escroquerie.” (1)
A votre avis, quelle serait la réaction de l’opinion et des dirigeants français si le pastiche précédent était vrai et que le Tchad demandait instamment que ces ressortissants soient rapatriés au pays pour y être jugés ? Pour l’Elysée et le Quai d’Orsay, ce serait certainement une fin de non-recevoir, pour l’opinion cela serait plutôt : “allez vous faire voir”.
Comme pour l’affaire Cantat, le chanteur de SuperTrempe, pourquoi l’état français s’arroge-t’il le droit de vouloir récupérer ses ressortissants dans le cas de crimes qui ont été commis sur le territoire d’un état étranger souverain ? “L’Afrique de papa, c’est terminé” s’est écrié Rama Yade dans l’hémicycle. A voir.
(1) – librement inspiré de Wikipédia