Je ne les ai pas vu (les livres de Leopold von Sacher-Masoch ne sont pas ma tasse de thé…).
Ce post sera donc d’une mauvaise foi totale et assumée :p , nourri uniquement des infos glanées sur la toile.
Le cru 2006 de cette séance d’autocongratulation a donc commencé, ainsi qu’il en est devenu une tradition, par une manifestation d’une des plus grandes castes de privilégiés que la France, dans son exception culturelle universelle, ait pu porter, les rois de l’allocation chômage détournée payée par l’UNEDIC, la hantise des organisateurs de spectacles estivaux, les princes du bonnet péruvien, j’ai nommé : les intermitteux du spectacle. Je vous rappelle leurs honteuses conditions de vie :
En 2004 le régime des intermittents du spectacle géré par l?EURTMUNEDIC a enregistré un déficit proche de 739 millions d?EURTMeuros. Ce déficit explose littéralement puisqu?EURTMen 10 ans il a été multiplié par 3. En 2004, 96 500 “intermitents ” ont été payés, à rien faire, sur une période moyenne de 230 jours: C?EURTMest beau la vie d?EURTMartiste ! La condition d?EURTMouverture des droits laisse, elle aussi, rêveuse : il faut avoir travaillé 507 heures sur une année. Alors qu?EURTMun travailleur effectue un minimum de 1600 heures par an !
Ce n’est qu’après une demi-heure d’”échauffourées” que la cérémonie de passage de pommade a finalement pu commencer.
Comme prévu, ce sont des films et des artistes citoyens qui ont été récompensés. Des films qui, comme d’habitude n’ont eu ou n’auront aucun succès en salle. Mais la caste des aaaaaaaaartistes français n’en a cure. Comme dans tout bon régime socialiste qui se respecte, le “cinéma” hexagonal est subventionné et donc assujetti au respect de la pensée unique…de gauche. Le spectateur dans tout ça ? Mais il ne manquerait plus que ça ! Que son avis ait un intérêt quelconque. Qu’est-ce que ces gens là peuvent comprendre à l’Art. Qu’ils aillent donc dépenser leur vulgaire argent pour se vautrer devant la fange des productions hollywoodiennes. Nous, artistes français, sommes à l’abri de ce genre de compromission capitaliste. Vos impôts sont là pour financer nos oeuvres chiantes mais citoyennes et grassement nous faire vivre.
Le grand vainqueur de cet opus aura été le film de Jacques Audiard qui n’a pas le dixième du talent de son père. Obscure histoire d’un agent immobilier qui veut devenir pianiste. Télérama a bien aimé…Certaines mauvaises langues ont dit que dans ce film, c’est peut-être le piano qui joue le mieux. C’est tout dire.
Le prix du meilleur acteur est revenu au très chabrolien Michel Bouquet pour son interprétation de Dieu (pas le mien, celui qui avait des problèmes de prostate et qui a légué son chapeau à Fabius) dans le navet “Le promeneur du champ de Mars”.
Nathalie Baye, ex-femme du futur belgo-monégasque Johnny a reçu celui de la meilleure actrice pour un film dont nous avons déjà oublié le nom.
L’acteur engagé (à gauche donc) Pierre Richard, auteur notamment d’un documentaire en 87 sur le Che a reçu un césar d’honneur pour l’ensemble de ses pitreries sa carrière.
Le césar des meilleurs dialogues du meilleur son a été décerné à “La marche de l’empereur”.
Enfin le prix du meilleur espoir masculin a été décerné à Louis Garrel, fils de l’ineffable Philippe Garrel dont les films devraient être prescrits par les médecins comme médicament alternatif à l’Hypnovel.
Seule lumière dans cet océan de boboïtude le prix du meilleur film étranger est revenu au chef d’oeuvre de Clint Eastwood “Million dollar baby”.
Clint, l’un des seuls acteurs et realisateurs ricains supportés par l’intelligentsia rive-gauche. Dire qu’il a soutenu W en 2004 !



